Envois à tes ami(e)

TEXTES

Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 00:26

 

IL Y A TANT

 

Il y a tant d’espoir

Que l’on voudrait croire.

Il y a tant d’amour

Qui éclair le jour.

Il y a tant de pleurs

Qui sèchent les fleurs.

Il y a tant de rêves

Qui un jour s’achèvent.

Il y a tant de chaleur

Qui remplissent nos cœurs.

 

Il y a tant de miroirs

Qui sont sans histoire.

Il y a tant d’enfance

De soleil qui danse.

Il y a tant de batailles

Pour si peu de médailles.

Il y a dans le ciel

Sans étoiles qui veillent.

 

Il y a tant à apprendre

D’une main qui tremble.

Il y a tant de parfums

Qui bercent nos chemins.

Il y a tant de doutes

Qui freinent nos routes.

Il y tant de force

Dans le regard d’un gosse.

 

Il y a tant de mots

Qui percent la peau.

Il y tant de musique

Et d’instant magique.

Il y a tant de regards

D’un amour avare.

Il y tant d’espoir

Auquel on veut croire.

 

J’ai appris vaincre tant de doute.

J’ai appris à lire les mots flous.

J’ai appris contre et malgré tout.

J’ai appris à y croire jusqu’au bout.

 

 

 

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 23:41

TU LUI RESSEMBLES



La lune se cache derrière les nuages

Et réapparaît de temps en temps,

Comme la nuit cache les vissages

De quelques amours inconvenants.

La nuit installe son mystère,

Autant de joies que de tourment.

Belle quand elle se rempli de lumière,

Si triste quand il y a nuage et vent.


Tu lui ressembles, trait pour trait.

Tu lui ressembles, si souvent.

Te montrer sans tout dévoiler.

Ne pas savoir attire souvent.


Une ombre est faite pour supposer,

Un peu plus loin une présence.

Sans lumière, elle ne peut exister.

Comme moi sans ta présence.

Figer comme l’étoile du berger.

Tracer comme une étoile filante.

De ces mystères, tu es la fée

Mais l’amour n’a jamais de camp.


Patrice ADAM


Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 14:00

L’OISEAU DE MA MAISON

 

J’ai recueilli un oiseau blessé

Dont la vie, faisait que commencer.

Dans mes mains, je sentais qu’il tremblait.

« Ne craint rien, je vais te protéger ».

Doucement il a repris des forces.

A  chaque instant, il rêve de dehors.

Dans son nid blanc tout brodé de coton

Il attend le beau temps, l’oiseau de ma maison.

 

Il se lève un peu et il bat des ailes.

Il siffle joyeux quand il voit le soleil.

Il regarde tous mes mouvements.

Et quand je lui parle, on dirait qu’il comprend.

 

C’est un matin, à l’aube de l’été

J’ai ouvert le chemin vers sa liberté

Il était hésitant, puis il a avancé

Et en un instant, il s’est envolé.

Dans le ciel il a fait un ballet

Ses deux ailes le refaisaient virevolter.

En  me regardant, il entama un chant.

Un merci à sa façon

De l’oiseau de ma maison.

Il me reste encore

Ce sentiment si fort

Qui a flotté

Dans ce matin d’été.

Libre comme l’air,

Le rêve reste à faire.

Les oiseaux sont des cierges

Qui brillent dans la lumière.

 

 

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 01:50

LE GITAN

 

Le gitan vit à part

De nos murs de ciment.

Il a dans sa guitare

L’histoire de ses parents.

Quand il en joue le soir

Et que la tombe doucement,

Le feu éclair le regard

De tous ses enfants.

Sa vie est un voyage

A travers le temps.

C’est aussi l’héritage

De tous ses descendants.

Il vit tous les paysages,

De l’été au printemps.

Il trace le sillage

De sa vie de gitan.

Toutes ces histoires

Qui entourent son camp,

Sont encore celle du renard

Ou celle du loup blanc

Qui reviennent dans les mémoires,

Inlassablement

Et donnent les regards

De nos murs de ciment.

Il  repart un matin

Sur la route vers d’autre vent.

Il ne reste plus rien

Qu’un peu de poussière de cendre

Qui dit  qu’il y a eu un soir,

Une vie de gitan

Poussé par les regards

De nos murs de ciment.

Chacun choisi sa vie

Mais il y aura tout le temps,

Toutes les petites jalousies

Pour ceux qui vivent autrement.

Et le regard des fenêtres,

Pas celui des enfants,

Lance tant de fléchettes

 Que connaît bien le gitan.

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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Samedi 28 juillet 2007 6 28 /07 /Juil /2007 03:20

 REVOIR ELISE 

 

J’aimerai bien revoir Elise

Dans ses yeux, je m’étais noyé.

Pour moi, c’était la banquise.

Elle, le continent opposé.

Elle m’a fait traverser l’océan

Dans son navire de beauté.

Elle a dit aux goélands

De bien vouloir m’amener

Vers l’eau de ses yeux bleutés

Où le calme régnait.

Je me suis laissé porter 

Dans ses rêves d’enfant blessé.

 Dans ses voyages,

Sur ses nuages

Où l’irréel a existé,

Fait de chimères et de fées.

Elle a fait fondre en moi,

La glace qui me tenait froid.

Elle avait reçu du ciel,

Un morceau de soleil.

Elle en était son plus beau rayon.

Elle a été ma guérison.

Car ce mal qui me rongeait,

Etait de ne plus aimer

Et surtout de ne pas donner

Tout ce que mon cœur contenait.

Vouloir paraître un autre,

Ne jamais être soi.

Je ne sais pas à qui la faute,

Que c’est bon d’être soi.

J’aimerai bien revoir Elise.

Dans ses yeux, je m’étais noyé. 

 

Patrice ADAM

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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /Déc /2006 00:21

Texte écrit pour l'inauguration de la côte Jacques Anquetil.

Hommage au sport et au cyclisme.

HOMMAGE

En haut d’une montagne

Un homme seul dans l’effort,

Et ce soleil qui l’accompagne 

Illumine son corps.

A chaque coup de pédale,

Il puisse dans son courage.

Cette force est en lui

Pour vaincre l’impossible.

Parfois, il lève la tête.

Combien lui reste t-il de mètres ?

Et son corps qui se lève,

Son effort n’a pas de trêve.

Etre encore capable

De garder quelques images

De ces gens qui l’acclament,

Et encouragent son passage.

Puis, le sommet est là.

Les secondes ne s’arrêtent pas.

Alors, comme un funambule

Sur son vélo de plume,

Il défi l’apesanteur et la mort,

Qui le guettent à la moindre erreur.

Mais, sur ce fil de la vie,

Il ne pense qu’a « plus vite »

Et atteindre l’extrême,

Arriver seul dans l’arène.

Il y aura d’autres étapes

Ou il faudra encore se battre.

Mais dans le domaine de l’effort,

Le cycliste n’a pas peur. 

 

 

 

 

Patrice ADAM

 

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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 19:10

MA PLUME HIER ENDORMIE

 Ma plume hier endormie

S’éveille à nouveau à la vie

Sous la caresse irrésistible

D’une main forte et invisible,

 

Parce qu’un vent qui ne cessait

De faire plier mes mots blessés

Avait couché mais pas cassé

Les roseaux de ma pensée.

 

Ces mots qui avaient disparus

De cette plume qui ne volait plus,

Retrouvent un peu des grands espaces

Le temps de quelques phrases.

 

Ma plume hier endormie

S’éveille à nouveau à la vie

Désireuse d’exprimer

Le tourment de mes pensées,

 

Parce qu’un homme est parvenu

A s’immiscer à mon insu,

Dans les tristes profondeurs

Du labyrinthe de mon cœur,

 

Protégé depuis des années

Des élans passionnés,

Des sentiments amoureux,

Pour respirer et vivre heureux.

 

Ma plume hier endormie

S’éveille à nouveau à la vie

Comme une larme déposée

Sur la sécheresse de mes pensées,

 

Comme une fleur qui vient s’ouvrir,

A la lumière d’un ciel d’été,

Je vais ouvrir mon cœur

Pour écrire pendant des heures.

 

Vole plume, vole plume blanche

Toi qui écrit des mots d’ange !

Regarde moi, regarde moi déposer

Mon âme ressuscitée à tes pieds.

 

Ma plume hier endormie

S’éveille à nouveau à la vie.

PATRICE ADAM/STEPHANIE BESSIERE

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 15:52

LES MOTS

 

Les mots d’amour,

Sont du velours,

Comme le petit jour

Caressant nos joues.

Des mots cimetières,

Des mots qui tombent par terre

Quand personne les écoutes,

S’installe le doute.

Les mots, aussi,

Sont parfois travestis,

Garçon ou fille,

Rien les différencie.

Les mots se maquillent

Peut-être par diplomatie

Ou pour dire sans dire.

Il faut les traduire.

Les mots d’avant

Savaient prendre le temps,

De s’écrire lentement,

Une plume simplement.

Les mots, maintenant,

S’abrègent trop souvent.

C’est la course du temps

Qui est loin devant.

Les mots à tuer

D’avoir pu exister

Ou même être chuchotés.

 Des mots à enfermer.

Les mots d’enfant

Trébuchent bien souvent,

Se transforment de temps en temps,

La poésie est dedans.

Les mots absents

Le poète dort sûrement,

Taisons-nous maintenant.

Ecoutons le temps.

PATRICE ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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