Envois à tes ami(e)

TEXTES "LA VIE "

Dimanche 5 novembre 2006

UN SOURIRE LUI SUFFIT

 

Il a son corps qui ne suit plus sa tête.

Aucune femme ne  lui sourit

Ou c’est pour ce moquer de lui.

Tout ça paraît si bête

Mais je l’avoue, moi aussi,

Que la honte m’a surpris.

La vérité qu’on fuit.

La connerie d’avoir ri.

 

Il voit ces amoureux

Qui s’embrassent près de lui

Et je vois dans ses yeux

Une larme qui s’enfuit.

Il aurait tant aimé

Pouvoir aussi garder,

La saveur d’un baiser,

Ce goût un peu salé.

 

Mais il est seul

Malgré toutes ces fourmis.

On devient tous aveugles

Quand ce n’est pas notre vie.

 

Dans cette grande allée,

Je le vois s’éloigner.

En face de lui

Une femme lui sourit.

Je le vois envahi

D’une joie infinie.

A ce moment précis

Je me sens si petit,

Car elle lui a donné

Un sourire sans pitié,

Une chose qu’il attendait.

Je n’ai pas su lui donner.

 

Il n’est plus seul,

Tout le monde n’est pas aveugle.

Par la simplicité

D’un sourire non forcé.

 

Mais on ne sait pas toujours,

Comment donner l’amour.

Ne pas l’ignorer,

Ne pas trop regarder.

 

Mais je suis seul

Et je pense à lui.

Quelle leçon il nous donne,

Un sourire lui suffit.

PATRICE ADAM

Par Patrice ADAM
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Mercredi 13 décembre 2006

PETIT HOMME

C’est un tout petit homme 

Toujours assis sur le même banc. 

Le regard monotone 

Et la sagesse du temps. 

Qui appuyé sur sa canne, 

Regarde devant lui les enfants 

Qui jouent et se chamaillent 

Comme il le faisait avant.

Ce tout petit homme, 

Les yeux délavés par le temps, 

De temps en temps fredonne

Des chansons de ses vingt ans. 

Il trouve que ça à bien changé,

Les musiques de maintenant, 

Mais qu’à bien y regarder 

Les cris ont le même vent. 

Que la vie est belle

Comme il le dit bien souvent 

Faite de fleurs, de dentelle

Et de rêves d’enfants. 

Que l’on garde d’elle 

Les sourires des bons moments

Que les plaies se referment, 

En dehors mais pas dedans. 

Et quelques fois, cet homme 

Raconte des histoires aux enfants,

Sur les rêves des hommes,

Sur le soleil et le vent. 

Puis, il rentre chez lui 

Un peu avant la nuit,

Et il s’endort doucement 

Comme un tout petit enfant. 

 

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM
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Lundi 12 février 2007

TU N’ES PLUS LA, TU ME MANQUES

 

Bulle de chagrin

Que la nuit accumule.

Tous mes matins 

Sont remplis de brume.

Je sais que maintenant,

Ton parfum est celui du vent.

Mon cœur est gris dedans,

Mes yeux ruissellent de toi souvent.

Amour parti, mon sang, ma vie, mon tout petit.

Cette douleur que même mes larmes n’essuient.

Toutes ces images, comme un message, pour me guérir

Qui me disent de vivre pour toi de ne pas mourir.

Trace de toi

A chacun de mes pas.

Les gestes des autres enfants

Me rappellent les tiens souvent.

Les heures durent plus longtemps.

Le vide de toi est si présent. 

Cette nuit m’a enlevé ma vie.

C’est l’enfer, quand toi tu montes au paradis.

Même si j’ai bien souvent les yeux qui brillent,

Les tient sont des étoiles qui scintillent.

Une douleur que seul le temps peut guérir 

Qui s‘apaisera sans jamais partir.

Mais la mémoire n’exile 

Pas tous les moments difficiles. 

Elle gardera de toi,

Ton sourire et ta joie 

Et cette envie de vivre 

Qui est aussi pour m’aider à survivre.

Je le ferai pour toi,

Car on se retrouvera.

 En attendant cela

Tu seras toujours près de moi,

Tu guideras mes pas.

Je pense à toi.  

 

 

 

 

 

 

Patrice ADAM

 

Par Patrice ADAM
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Dimanche 11 mars 2007

OUBLI PAS  

 

Dans la chaleur, auprès de toi. 

Ou dans le son de ta voix.

Dans tous les mots qu’on ne se dit pas.

Ne m’oublie pas.

Au fond de toi

Garde moi

Un peu de toi.

Parce que la vie est comme ça.

Qu’elle nous sépare déjà.

Si par malchance, on ne se revoit pas.

Ne m’oublie pas.

Je t’oublierai pas.

Garde moi,

Si quelque fois.

On se rencontre dans le coin d’une rue

Que nos regards ne soient pas  inconnus,

Même si il a des années derrières

Que l’on revienne à hier.

Dans la douceur d’un parfum

Que l’on croise sur nos chemins,

Dans ton sourire ou le mien.

On ne se s’oublie pas.

Un peu de toi,

Un peu de moi,

Au fond de soi.

Dans tes yeux qu’on lit sans voix,

Dans tes éclairs, dans tes joies,

Dans tous ce qu’on vie ou ne vie pas.

Ne m’oublie pas.

Au fond de toi

Garde moi,

Un peu de toi.

Même si ces mots sont un peu innocents,

 Même si les mots sont parfois impuissants.

Gardons nous le ciel

Et parfois nos sommeil.

 

 

 

Patrice ADAM

 

Par Patrice ADAM
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Mardi 15 mai 2007

LEUR VIE  

 

Cela commence par des regards

Et l’on s’embrasse dans le noir.

Une journée ou tous les mots sont fleurs.

Qui ce veut celle du bonheur.

Et quelques années passeront,

Corps à corps et passion,

Jusqu’à cette envie

De donner la vie.

Son ventre grandira

Toute au long de ces mois,

Avec ces grands bonheurs

Et ces  petites peurs,

Jusqu’au moment intense,

De joie dans la souffrance

Qui change toutes une vie

Et leur amour aussi.

L’enfant grandira,

Les années seront là,

Sans qu’ils s’en rendent compte.

La vie n’est qu’une seconde.

Quelques week-ends à la mer,

Parfois, la montage en hivers,

Et déjà l’enfant aussi,

Goûtera le parfum de sa vie. 

 

Alors, il s’en ira,

La porte se refermera.

Ils se regarderont

Et se rapprocheront.

Comme une terre aride,

Sur leurs visages se dessinent,

Les sillons des années q

Qu’ils n’ont pas vu passer.

Sans être séparés,

Mais un peu éloigné,

Ils avaient oublié,

Eux aussi, de s’aimer.

Alors comme une course,

Complètement effréné,

Ils se donneront l’amour

Comme pour se pardonner.

Sans aucun maquillage

Que celui d’être vieux.

Ils ne seront plus sages

 Jusqu’à ce que se ferment leurs yeux.

 Patrice ADAM

Par Patrice ADAM
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Lundi 4 juin 2007

UNE MERE

 

Du pont des soupirs,

Une femme qui respire.

Il va arriver

L’enfant qu’elle attendait.

Ca y est, il est là.

Elle le tient dans ses bras.

Elle a bien travaillé

Son garçon est arrivé.

Une mère,

Il n’y a rien de plus beau que de voir une mère,

Regarder son bébé

Qui vient d’arriver.

Une mère,

Il n’y a rien de plus beau que de voir une mère,

Regarder son enfant

Aussi tendrement.

Après les souffrances.

Toutes ces nuits blanches,

Qu’elle va passer

A le cajoler.

Alors les enfants,

Vous qui avez une maman,

N’oubliez jamais :

Elle a besoin d’être aimée.

Une mère,

Il n’y a rien de plus beau que d’avoir une mère,

Il faut la garder

Et savoir bien l’aimer.

Ne perdez pas cette chance.

Il y en a qui n’ont pas votre chance.

Sachez la garder.

Sachez la conserver.

Patrice Adam

 

 

Par Patrice ADAM
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Lundi 4 juin 2007

LA JALOUSIE

J’aimerai tant que par moment

L’on puisse arrêter le temps.

J’en profiterai certainement

Pour toucher à quelques sentiments.

Tout effacer, tout recommencer,

Comme on gomme du crayon sur un papier.

Ceux qui font mal comme un coup donné,

Dont un qui a le don de m’excéder.

Un sentiment qui m’énerve tant

Qui peut nous toucher à tous moment. 

 

L a jalousie

Ça tue la vie.

Deux ou trois mots

Parce qu’il a un peu plus beau.

Ca fait trop mal

C’est pas normal.

Mais quel est ce sentiment

Qui touche autant de gens. 

 

Jalousie et méchanceté

Sont deux mots étroitement liés.

On peut trouver l’un sans l’autre,

Mais l’autre en est son apôtre.

Il parait même que quand on n’aime,

La jalousie est une forme de : je t’aime.

Trop forte, elle devient une obsession

Qui a détruit tant de passion. 

 

Il y a aussi la sournoise.

Sourire devant et derrière t’écrase.

Et si un jour, tu venais à tomber,

 il n’hésiterai pas à venir t’écraser. 

 

La jalousie photocopie,

Avoir pareil pour ressembler à qui ?

Celle qui est faite pour les sans idées,

Dont la seule est de pouvoir les voler. 

 

Maintenant, il faut que j’en termine

Avec ce sentiment qui me mine.

C'est une maldie dure à soigner

Et je plains ceux qui en sont touchés.

Patrice ADAM

 

Par Patrice ADAM
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Mardi 10 juillet 2007

 C'était le mariage de Sandrine et Yann

Le samedi 30 juin 2007

(ma belle-soeur et beau-frère)

 

 

 Dentelle au vent

 

 

 

Une robe blanche

La veille d’un dimanche,

Un bouquet de fleur

Donné par son cœur.

Posé papillon,

Un oeillet au veston.

Retrouver une reine

Pour un oui à l’hôtel.

Une journée tapissée de fleur 

Où homme et femme font une haie d’honneur

Et comme au temps des valses,

L’amour ouvre le bal.

Le bonheur fait briller les étoiles,

Qui dans leurs yeux tournent au rythme du bal.

Les gouttes de pluie avec le soleil

Forment des milliers d’arc en ciel.

Il y a aussi les photos

Pour revivre en rétro,

La beauté du moment

Et celle de la reine en blanc.

S’échapper doucement,

Pour devenir un instant,

Deux amants en sursis

Au milieu de la nuit.

Que tourne la ronde du temps

Qui fait voler la dentelle au vent,

Pour le sourire d’une femme

Habillée de charme. 

 

 

 

 

 

Patrice ADAM 

Par Patrice ADAM
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Mardi 9 octobre 2007

SI JE DEVAIS PARTIR

 

Je garderai dans mon souvenir

Si un jour je devais partir,

Il me resterait dans ma mémoire

Ton visage dans l’ombre d’un soir.

Je prendrai contre le pire,

Tous nos moments d’ éclats de rire

Qui resteront comme des images

Qui me tiendront chaud à travers mes âges.

 Je garderai tous nos silences

Comme d’autres prennent de la poudre blanche.

Je fermerai les yeux pour m’envoler

Et la ! Je te retrouverai.

Je te prendrai la main,

Surtout, tu ne diras rien.

Nos yeux parleront du temps d’avant

Où nous étions comme deux amants.

Je te parlerai juste de cette aigle

Qui t’avait vu du haut de son ciel,

Et qui à force de te regarder.

En à été envoûté.

Il a volé au-dessus de toi pendant des heures

Comme je vole au-dessus de ton cœur

Sans jamais pouvoir le tenir.

Alors ! Il a préféré partir.

Il me resterait pour l’avenir,

Toutes ces rencontres sans soupir

Où l’envie de se toucher

Et si forte qu’on préfère la garder.

Il y aurait un phare.

L’espoir d’un jour te revoir,

Un peu comme l’étoile du berger

A emmené les roi mages au nouveau né.

 

 

 

Par Patrice ADAM
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Mardi 9 octobre 2007

ECRIT DANS SES YEUX


C’est une ombre parmi le nombre.

Gestes lents, douleur profonde.

Ballet de fleurs qu’effleure le vent,

Les faits danser doucement.

 

C’est le cri d’une peine

Qu’elle tient dans ses mains.

Plus de rage que de haine.

Des questions en refrain.

Ses yeux dans l’infini

Que rien ne dévie

 De cet horizon flou

Comme si elle voyait tout.

Le voile sur son visage

Masque à peine le sillage

Du flot de sa peine

Que sa douleur entraîne.

De tous les témoignages,

Elle en entend si peu.

Ses gestes sont des images

Qui ne traverse pas ses yeux.

Puis elle rentrera chez elle.

Lourd le silence, mauvais le sommeil.

Une impression d’entendre ses pas.

Des bruits que le manque lui envoie.

 

Comme un mauvais rêve

Dont on ne se sort pas,

Où l’on voit le soleil

S’en allait sous nos pas.

Quelques regards au ciel

Dans une bouffée profonde.

L’amertume qui sommeil

Rallonge les secondes.

Un sourire d’apparence

Quand il pleut dedans.

Un orage sans éclair,

Un orage en hivers.

Elle vivra pour lui.

Elle lui parlera aussi.

Il ne sera jamais,

Un souvenir, passé.

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM
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