Envois à tes ami(e)

TEXTES DE "SOCIETE"

Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 00:21

L’ENFANCE QUI S’ENVOLE

 

Une petite fille si jolie,

Une ombre de la nuit,

Pas eu le temps de s’aimer,

Pas eu le temps de s’embrasser.

Sous sa petite tête blonde

A rejeter ce monde

Qui en guise d’aimer

D’argent l’avait gavé.

En lui achetant de l’amour

Comme on achète un jour

Le bonheur dans la rue,

Un soir de cœur perdu.

C’est  l’enfance qui s’envole

Comme l’hirondelle vole

Pour aller chercher l’été

Quand l’hiver arrivait.

Mais ce petit oiseau

S’est envolé trop haut

Et les ailes trop gelées

Par le vent si glacé,

Pour elle, a commencé

Une descente à jamais.

Un fait divers

Et une photo.

Je ne pourrai rien faire

Mais j’ai mal sous ma peau.

Cette poudre de neige

A glacé son corps

Et même leurs cierges

Ne réchauffent que leurs remords.

Sur ce cheval blanc

Qui l’emmenait souvent,

Dans des voyages sans nuages

Où l’amour n’a qu’un visage.

Elle a fait de son dernier voyage

Au pays des enfants sages.

Cette poudre qui t’a fait

T’envoler dans l’éternité

Ne te faisait plus rêver.

alors tu as surdosé

A la recherche de l’amour.

Je t’embrasse pour toujours

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES DE "SOCIETE"
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /2007 17:15

TORCHONS ET SERVIETTES

Torchon et Serviette ne se parlaient pas.

Torchon aimait la fête, Serviette n’aimait pas.

Elle était cocktail, lui,  disait de ça :

trop intellectuelle, non merci ! Pas pour moi .

 

Torchon et Serviette, ça ne se mélange pas.

Torchon et Serviette, cela ne se fait pas !

Torchon et Serviette, ça ne se mélange pas.

Torchon et Serviette, on n’y crois pas.

Torchon vit Serviette, elle ne’ regarda  pas.

Torchon  pas si bête, lui n’ s’en priva pas.

Très indifférente, elle se retourna.

« tu me trouves intéressante ! » Vous êtes jolie ma fois…

Serviette resta  muette, elle ne répondit pas.

A voir ses pommettes, c’la ne lui déplu pas.

disait ses ancêtres, surtout n’oublie pas,

Que torchon et  Serviette, c’est chacun chez soi.

Il  dit :  c’est trop bête ! Faut que je la revoie.

Mais Comment l’ aborder, si l’on ne se parle pas.

dans la tête de  Serviette, une idée se fraya.

 c’ que disaient nos ancêtres, n’était peut-être que du bla-bla.

Par un jour de tempête, que le vent souffla.

Ce qu’ils firent ce jour là, les mirent dans de beaux draps.

Malgré l’ interdiction, que  parents donneront,

Madame, Monsieur Torchon,  porteront le même nom.

Par un jour de grandes eaux, leur amour paréo,

Fit venir au matin, un  petit essuie-mains.

Fripé comme un vieux linge, qui essuie leur festin.

Bonheur enfin voilà. Surtout toi Né Pongepas !  »

Torchon et Serviette, ça ne se mélange pas.

Torchon et Serviette, cela ne se fait pas !

Torchon et Serviette, y a plein d’amour en toi.

Patrice Adam/Danielle mainville 

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES DE "SOCIETE"
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /2007 17:31

Le textes que vous allez lire, est le texte original avant les modifications pour le "mettre" en chanson.

le texte juste après, c'est la version pour l'album : Quebec on the rock de Danielle Mainville.

vous pourrez constater que l'on doit parfois adapter pour que la musique et l'écriture se fondent.

TORCHONS ET SERVIETTES 

C’est l’histoire des torchons et serviettes

Qui ne se parlaient pas.

Les torchons aimaient faire la fête,

Les serviettes n’aimaient pas.

Les serviettes étaient plutôt cocktail.

Les torchons disaient de ça :

« C’est bourré de complexe intellectuel.

Non merci ! Pas pour moi ».

Torchons et serviettes

Ça ne se mélange pas.

Torchons et serviettes

Un jour, on verra ?

Un torchon rencontra une serviette

Qui ne le regarda même pas.

Mais le torchon qui n’est pas si bête,

Lui ne s’en priva pas.

La serviette pas indifférente

D’un seul coup se retourna.

« Mais qu’ai-je de si intéressent ? »

« Vous êtes jolie ma fois »

Torchons et serviettes

Ca ne se mélange pas.

Torchons et serviettes

Qui sait ce qui arrivera.

La serviette en resta toute muette

Et ne répondit pas.

Mais, vu la couleur de ses pommettes

Cela ne lui déplu pas.

Mais comme le disait ses ancêtres

Surtout elle n’oublie pas,

Que les torchons et les serviettes

Ca ne se mélange pas.

Torchons et serviettes

Ca ne se mélange pas.

Torchons et serviettes

L’histoire et comme ça.

Le torchon se dit : « c’est trop bête !

Il faut que je la revoie. »

Mais comment aborder une serviette

Quand on ne se parle pas.

Mais dans la tête de la serviette

Une idée fait ses pas.

Si tout ce que disaient nos ancêtres

N’était que du bla-bla.

Torchons et serviettes

Ca ne se mélange pas.

Torchons et serviettes

L’amour ! On verra.

C’est par un jour de tempête

 

Que le vent les souffla.

Ce que firent torchon et serviette,

Les mirent dans de beaux draps.

Malgré toutes les interdictions

Que les parents donneront,

Miss Serviette et Mr Torchon

Porteront le même nom.

Torchons et serviettes

Ca ne se mélange pas.

Torchons et serviettes

Tout le monde n’y croit pas.

Et comme cette histoire finit bien.

Cet amour leur donna,

Un tout petit essuie-mains

Qu’ils appelèrent « Eponga ».

Torchons et serviettes

Ca ne se mélange pas.

Torchons et serviettes

Ca se mélange, tu vois.

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES DE "SOCIETE"
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Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /2007 23:25

IL TOURNE 

 

Il tourne en rond dans sa chambre.

Il tourne comme le temps.

Le temps qui tourne si lentement

Qu’il n’existe pas vraiment.

Il tourne comme une urgence,

Comme les feux d’une ambulance.

Il tourne comme l’impatience

 Qui le ronge depuis longtemps.

Il est au chômage depuis un an. 

 

Il se lève le matin

De bonne heure pour être le premier,

Pour faire voir que c’est un gars bien

Malgré son inactivité.

Il fait le tour des usines,

Tous les jours jusqu’à midi,

Avec l’espoir bien futile

Que l’on veuille s’intéresser à lui.

L’espoir est ce qui lui reste aujourd’hui.

Il tourne comme une absence,

Une présence dans l’indifférence.

Il tourne le dos à la chance

C’est bien souvent ce qu’il pense.

Il tourne comme une feuille

Qui tombe pendant l’automne.

Un peu comme toutes ces lettres

Tombées dans le fond d’une bannette.

Il tourne comme les reproches

Qu’il se fait les mains dans les poches.

Il tourne comme l’alcool

Qui lui donne des idées folles.

Il tourne,

Il tourne

Et il s’envole. 

 

 

Patrice ADAM

 

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES DE "SOCIETE"
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 01:54

VILLE, TU ME FAIS PEUR

 

J’ai trouvé ça bizarre

Quand je suis arrivé.

Tous ces gens a part,

Ces visages attristés.

Ces gens dans le métro

Qui regardent sans se voir.

Ces gens dans le métro

Qui dorment pour ne pas voir.

Je me suis : c’est pas possible

Ca ne peut pas exister.

Je me suis trompé de ville,

Je ne me suis pas réveillé.

 

A la terrasse des bars,

On fait tous bande à part.

A la terrasse des bars,

Tout le monde se sépare.

Ville, tu me fais peur,

Tes gens sont ici mais ailleurs.

Si tu regardes dehors,

  On dirai que tout le monde a des remords.

 

Ces yeux sur le trottoir

Qui voudraient nous faire croire,

Que les dieux sont en dessous.

Oui ! Mais alors c’est où ?

Je n’ai pas très bien compris

Alors, quand j’étais petit.

Pourtant on m’avait :

En haut, c’est le paradis.

Mais quand le sauveur viendra,

Moi je sais qu’il descendra

Et su tu regardes ne bas.

C’est l’enfer que tu verras.

 

 Ville, tu me fais peur,

Tes gens sont ici mais ailleurs.

Si tu regardes dehors,

  On dirai que tout le monde a des remords.

 

Tu montes dans ta voiture.

Tu deviens une créature.

Un sauvage prêt à tuer,

Des que tu te sens menacé.

Mais quand tu es piéton,

Quel gentil petit garçon,

A qui les gens donneront

Le bon dieu sans confession.

Est-ce que les échappements

Sont devenus des calmants,

Et que dans ta voiture

L’air n’y soit pas très pur.

 

 

Bon, je vais vous laisser.

Je vais retourner

Là où vous allez

Le week-end ou l’été.

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES DE "SOCIETE"
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