VILLE, TU ME FAIS PEUR
J’ai trouvé ça bizarre
Quand je suis arrivé.
Tous ces gens a part,
Ces visages attristés.
Ces gens dans le métro
Qui regardent sans se voir.
Ces gens dans le métro
Qui dorment pour ne pas voir.
Je me suis : c’est pas possible
Ca ne peut pas exister.
Je me suis trompé de ville,
Je ne me suis pas réveillé.
A la terrasse des bars,
On fait tous bande à part.
A la terrasse des bars,
Tout le monde se sépare.
Ville, tu me fais peur,
Tes gens sont ici mais ailleurs.
Si tu regardes dehors,
On dirai que tout le monde a des remords.
Ces yeux sur le trottoir
Qui voudraient nous faire croire,
Que les dieux sont en dessous.
Oui ! Mais alors c’est où ?
Je n’ai pas très bien compris
Alors, quand j’étais petit.
Pourtant on m’avait :
En haut, c’est le paradis.
Mais quand le sauveur viendra,
Moi je sais qu’il descendra
Et su tu regardes ne bas.
C’est l’enfer que tu verras.
Ville, tu me fais peur,
Tes gens sont ici mais ailleurs.
Si tu regardes dehors,
On dirai que tout le monde a des remords.
Tu montes dans ta voiture.
Tu deviens une créature.
Un sauvage prêt à tuer,
Des que tu te sens menacé.
Mais quand tu es piéton,
Quel gentil petit garçon,
A qui les gens donneront
Le bon dieu sans confession.
Est-ce que les échappements
Sont devenus des calmants,
Et que dans ta voiture
L’air n’y soit pas très pur.
Bon, je vais vous laisser.
Je vais retourner
Là où vous allez
Le week-end ou l’été.