Envois à tes ami(e)

Samedi 20 septembre 2008

HAUT PARLEUR

 

Je ne te connais pas

Je n’entend que ta voix.

Même tes yeux, je ne les sais pas

Ni le bout de tes doigts.

Je ne connais que la chaleur

D’un souffle de haut parleur.

Je ne connais pas ton cœur

Ni le parfum de tes fleurs.

Je ne sais pas le vent

Qui balai tes cheveux.

Ni ces perles de printemps

Qui font que ton ciel est bleu.

Je ne connais pas l’automne

Qui te fait chavirer,

Ni les larmes qui te consomment

Et qui te les a données.

Le battement d’aile d’un papillon,

Un matin à Saïgon,

 Peut créer une tempête 

A l’autre bout de la planète.

Dans tes mots de papillon

Que ta voix à posé,

Chaque syllabe est un son,

Pour mon cœur un raz de marée.

Je ne veux pas partir

En gardant tout cela.

Ne rien dire serait mentir

Et alourdirai mes pas.

Je ne te connais pas

Je ne n’entend que ta voix.

Même tes yeux, je ne les sais pas,

Ni pourquoi la vie fait ça

Patrice Adam

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES "LA VIE "
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Samedi 19 juillet 2008

L’OISEAU DE MA MAISON

 

J’ai recueilli un oiseau blessé

Dont la vie, faisait que commencer.

Dans mes mains, je sentais qu’il tremblait.

« Ne craint rien, je vais te protéger ».

Doucement il a repris des forces.

A  chaque instant, il rêve de dehors.

Dans son nid blanc tout brodé de coton

Il attend le beau temps, l’oiseau de ma maison.

 

Il se lève un peu et il bat des ailes.

Il siffle joyeux quand il voit le soleil.

Il regarde tous mes mouvements.

Et quand je lui parle, on dirait qu’il comprend.

 

C’est un matin, à l’aube de l’été

J’ai ouvert le chemin vers sa liberté

Il était hésitant, puis il a avancé

Et en un instant, il s’est envolé.

Dans le ciel il a fait un ballet

Ses deux ailes le refaisaient virevolter.

En  me regardant, il entama un chant.

Un merci à sa façon

De l’oiseau de ma maison.

Il me reste encore

Ce sentiment si fort

Qui a flotté

Dans ce matin d’été.

Libre comme l’air,

Le rêve reste à faire.

Les oiseaux sont des cierges

Qui brillent dans la lumière.

 

 

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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Samedi 19 juillet 2008

DEVENIR PARENTS

 

Petite femme dans ton ventre,

Il se passe des choses étranges.

Notre amour va arriver

Dans le froid de février.

Mais quel prénom on lui donnera.

Je ne sais pas, si c’est un gars

On pourrait l’appeler Wilfried.

Comment tu feras si c’est une fille ?

Lincé, comment tu trouves ça ?

Moi, je préférerais Victoria.

Je viens dans trouver un de joli.

On pourrait l’appeler Noémie.

Ce prénom là me plait bien.

Si c’est une fille, ce sera le sien.

Mon bébé, dans quelques mois,

Ce prénom là sera à toi.

 

Ton petit ventre qui se déforme.

Ton petit ventre qui prend des formes.

Celui qui gonfle comme un ballon,

Qui devient de plus en plus rond.

Ses petites mains qui viennent pousser

Quand mon oreille y est collée.

Ses petits pieds qui viennent taper.

« T’as vu ! Il commence à jouer ».

 

Je sais bien que tu nous entends.

Je sais bien que tu nous comprends.

Viens mon amour, on t’attend.

Viens mon amour, depuis longtemps.

Petite femme parfois j’ai peur

De ne pas être à la hauteur,

De ne pas savoir lui répondre

A toutes les questions de ce monde.

L’amour, la guerre et l’amitié,

Comment faire pour le guider.

Mais l’amour, il faut le garder

Tu en aura besoin mon bébé.

 

Petit bébé, c’est égoïste,

Même si on savait qu’il y a un risque,

De te faire venir dans ce monde

Ou l’on tue à chaque seconde.

Petit ange, si on se trompe parfois,

Je t’en prie, nous en veut pas,

C’est que l’on voulait te protéger.

Tu seras toujours notre bébé.

 

Notre amour lui suffira t’il ?

Notre amour sera-t-il son exil ?

Trop parfois, on entoure de nos bras.

Egoïste, l’amour est comme ça.                                               

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES "Enfants et parents"
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Jeudi 19 juin 2008

VILLE, TU ME FAIS PEUR

 

J’ai trouvé ça bizarre

Quand je suis arrivé.

Tous ces gens a part,

Ces visages attristés.

Ces gens dans le métro

Qui regardent sans se voir.

Ces gens dans le métro

Qui dorment pour ne pas voir.

Je me suis : c’est pas possible

Ca ne peut pas exister.

Je me suis trompé de ville,

Je ne me suis pas réveillé.

 

A la terrasse des bars,

On fait tous bande à part.

A la terrasse des bars,

Tout le monde se sépare.

Ville, tu me fais peur,

Tes gens sont ici mais ailleurs.

Si tu regardes dehors,

  On dirai que tout le monde a des remords.

 

Ces yeux sur le trottoir

Qui voudraient nous faire croire,

Que les dieux sont en dessous.

Oui ! Mais alors c’est où ?

Je n’ai pas très bien compris

Alors, quand j’étais petit.

Pourtant on m’avait :

En haut, c’est le paradis.

Mais quand le sauveur viendra,

Moi je sais qu’il descendra

Et su tu regardes ne bas.

C’est l’enfer que tu verras.

 

 Ville, tu me fais peur,

Tes gens sont ici mais ailleurs.

Si tu regardes dehors,

  On dirai que tout le monde a des remords.

 

Tu montes dans ta voiture.

Tu deviens une créature.

Un sauvage prêt à tuer,

Des que tu te sens menacé.

Mais quand tu es piéton,

Quel gentil petit garçon,

A qui les gens donneront

Le bon dieu sans confession.

Est-ce que les échappements

Sont devenus des calmants,

Et que dans ta voiture

L’air n’y soit pas très pur.

 

 

Bon, je vais vous laisser.

Je vais retourner

Là où vous allez

Le week-end ou l’été.

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES DE "SOCIETE"
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Jeudi 19 juin 2008

LE GITAN

 

Le gitan vit à part

De nos murs de ciment.

Il a dans sa guitare

L’histoire de ses parents.

Quand il en joue le soir

Et que la tombe doucement,

Le feu éclair le regard

De tous ses enfants.

Sa vie est un voyage

A travers le temps.

C’est aussi l’héritage

De tous ses descendants.

Il vit tous les paysages,

De l’été au printemps.

Il trace le sillage

De sa vie de gitan.

Toutes ces histoires

Qui entourent son camp,

Sont encore celle du renard

Ou celle du loup blanc

Qui reviennent dans les mémoires,

Inlassablement

Et donnent les regards

De nos murs de ciment.

Il  repart un matin

Sur la route vers d’autre vent.

Il ne reste plus rien

Qu’un peu de poussière de cendre

Qui dit  qu’il y a eu un soir,

Une vie de gitan

Poussé par les regards

De nos murs de ciment.

Chacun choisi sa vie

Mais il y aura tout le temps,

Toutes les petites jalousies

Pour ceux qui vivent autrement.

Et le regard des fenêtres,

Pas celui des enfants,

Lance tant de fléchettes

 Que connaît bien le gitan.

Patrice ADAM

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES
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Vendredi 4 janvier 2008
 
Femme, tu es près de moi
Et je te regarde des doigts.
Mes yeux sont fermés
Pour mieux imaginer,
Car l’amour est un voyage.
Sans elle, un désert sans plage.
Le corps de la femme un rivage
Où viennent s’échouer les sages.
 
Femme, tu es une loi
Que l’homme ne changera pas.
Tu ne seras jamais une écriture
Car tu es une loi de la nature.
Tu es un peu là comme un mirage
Que notre soif d’elle image.
Son visage un paysage
Que la vie entoure de sillages.
 
Femme, celle qui te donne la vie,
Qui te protège des premières pluies.
Elle te prend au creux de ses mains.
Contre elle, tu te sens si bien.
Elle a la douceur du matin,
Elle est le mouchoir de tes chagrins.
Elle ressemble à ces ombelles
Si solides et pourtant si frêles.
 
Femme, tu es comme le vent,
Si douce et si forte souvent.
Elle peut devenir la tempête
Ou la brise caressant nos têtes,
 Comme le mistral qui s’amuse
Dans le coin d’une rue.
Elle est le souffle de l’inattendu
Dont elle se sert comme d’une vertu.
 
Femme, c’est près de toi
Que je veux éteindre ma voix,
M’endormir au creux de tes bras, 
Allongé près de ton corps de soie,
Ou je me reposerais doucement
Loin de tout tourment.

Patrice ADAM
Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES "LA VIE "
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Vendredi 4 janvier 2008
SENTIR LA
 
Je ferai pour elle
Le tour du monde.
J’en ferai la plus belle
Merveille du monde.
Un serment de foi.
La paix du monde.
J’inventerai des lois
Et des secondes,
Pour la sentir là
Tout près de moi,
M’endormir parfois
Au creux de ses bras.
 
Pour elle, je me battrai
Contre ces dieux de l’antiquité,
Qu’ils ne touchent jamais,
A toute sa beauté.
Je ferai une bataille
Dans un champ d’étoiles
A coup de corail
Pour que les dieux s’en aillent.
 
Je ferai un mur
Des pierres de mon cœur.
Je ferai des armures
De notre bonheur.
Je deviendrai un pont
Pour qu’elle traverse
Ces rivières qui effondrent
Tant de forteresses.
Et même si un jour, elle ne veut plus de moi,
Que ses yeux se détournent,
Qu’ils ne soient plus là.
Je deviendrai une étoile,
Je monterai au ciel
Et j’attendrai là
Que sa voix me rappelle.
 
Je resterai là-haut,
S’il le faut,
Pour l’éternité,
Sans cesser de briller.
Qu’elle reste le soleil,
Toute sa vie,
Quand sur ses lèvres
Se pose un sourire.
C’est une prière
Que je lui donne
Contre toutes ces guerres
Que l’on se donne.
Qu’elle me pardonne
Quelques erreurs
Que font les hommes
                          Parfois par peur.                           
 Patrice ADAM
Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES D'AMOUR
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Vendredi 30 novembre 2007
Un petit hommage à celle qui nous ont fait, un jour, faire les cents pas. 
Et qui ont eclairé notre vie de leur arrivée

Mon amie
Je fais les cents pas
Et je pense à la vie
Mon amie.
Cette vie dont on ne sait pas,
Ce qu’il s’y passera,
Qui l’écrit.
En faisant les cents pas,
Je pense à cette histoire
Mon amie.
Qui fait que je suis là
A remonter cette rue
De la vie.
Quelques mots une fois,
Et le son de ta voix
Mon amie.
Te lire quelques fois,
Et parler de tous, de toi,
De nos vie.
Le téléphone qui sonne
Et c’est ton numéro,
Mon amie.
J’ai peur que tu ne viennes pas.
Tu seras un peu en retard,
Je respire.
Je reprends mes cents pas.
Je regarde la vie,
Mon amie.
Ces gens autours de moi,
Tous ces parfums différents
De la vie.
Cette femme là-bas,
Semble attendre ou chercher
Mon amie.
Peut être est ce toi.
Mais elle s’en va
Vers une autre vie.
A chacun de mes pas,
J’ai mon coeur qui s’alarme
Mon amie.
Comme une première fois,
Dans une nouvelle scène
De la vie.
Que penseras tu de moi,
Comment tu me trouveras
Mon amie.
On s’est décrit comme ça
Mais les images sont
Parfois trahies.
J’ai arrêté mes cents pas.
J’aime regarder les gens
Mon amie.
Penser ce qu’ils font là,
Et chercher qui ils sont
Et leurs vies.
Il sonne encore une fois,
Et tu es près de moi
Mon amie.
Ton sourire et ta voix
Et je dis merci
A la vie.
Merci à la vie.
 
A toi qui viens de le lire.
et à celle qui me l'a inspiré
 
 
Patrice ADAM

 

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES "LA VIE "
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Vendredi 30 novembre 2007

JALOUSIE II
 
« Regarde ! Ils se parlent encore,
Je suis sur qu’ils se voient dehors.
Mais, qu’est ce qu’ils peuvent se dire ?
J’aimerai bien être une petite souris.
Qu’est ce qu’il lui trouve à celle-là ?
En plus ! Il vient d’être papa.
On ne l’aurait pas cru comme ça. »
On croit toujours ce qu’on ne voit pas.
 
Un troupeau de bourrique
Avec l’esprit pratique.
Réglé comme un ordinateur
Ou on a laissé quelques horreurs.
Qui a grillé des composants
Mais en a gardé des mauvais sûrement.
Une bande de bête sournoise
Quelques fois frustrées par leurs ages.
Leurs bouches débitent plus d’âneries
Que certains journaux en écrivent.
 
Des mots tirés de jalousie
Et même, si j’ai déjà écrit,
Je peux vous dire que cette fois,
Je vous jure, que je ne vous louperai pas.
 
« Ils ont acheté une nouvelle voiture.
Certainement, avec l’argent de l’assurance.
Perdre un enfant, ça aide c’est sur
Pour ceux qui n’ont pas de sentiment. »
« Elle rentre souvent tard, chez elle !
Et tu n’as pas vu son appartement.
C’est un peu trop bien pour elle.
Il y a quelque chose de louche ! Là dedans. »
 
Un troupeau de bourrique
Avec l’esprit pratique.
Réglé comme un ordinateur
Ou on a laissé quelques horreurs.
Qui a grillé des composants
Mais en a gardé des mauvais sûrement.
Une bande de bête sournoise
Quelques fois frustrées par leurs ages.
Leurs bouches débitent plus d’âneries
Que certains journaux en écrivent.
 
Face à cet esprit de basse court
Ou les coqs ne valent pas mieux que les poules.
Il vaut mieux en rire que d’en pleurer.
Mais surtout ! Pas de pitié !
 
Patrice ADAM
Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES "LA VIE "
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Mardi 9 octobre 2007

HAUT PARLEUR

 

Je ne te connais pas

Je n’entends que ta voix.

Même tes yeux je ne les sais pas

Ni le bout de tes doigts.

Je ne connais que la chaleur

D’un souffle de haut parleur.

Je ne connais pas ton cœur

Ni le parfum de tes fleurs.

Je ne sais pas le vent

Qui balai tes cheveux.

Ni ces perles de printemps

Qui font que ton ciel est bleu.

Je ne connais pas l’automne

Qui te fait chavirer,

Ni les larmes qui te consomment

Et qui te les a données.

Le battement d’aile d’un papillon,

Un matin à Saigon,

 Peut créer une tempête 

A l’autre bout de la planète.

Dans tes mots  papillons

Que ta voix a posé,

Chaque syllabe est un son,

Pour mon cœur un raz de marée.

Je ne veux pas partir

En gardant tout cela.

Ne rien dire serait mentir

Et alourdirai mes pas.

Je ne te connais pas

Je ne n’entends que ta voix.

Même tes yeux, je ne les sais pas,

Ni pourquoi la vie fait ça

 

Par Patrice ADAM - Publié dans : TEXTES D'AMOUR
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