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Patrice ADAM
POUR TE DIRE
Tout près de lizbeth,
C'était une fête.
Il y avait de la joie
Et bien plus que ça.
J'ai mis mon amour,
J'ai mis mes toujours,
Au risque de tomber.
Et je suis tombé
Quand elle est partie
Très loin de ma vie.
Très loin de mes yeux,
Humides un petit peu.
Coquelicot fragile
que le vent deshabille.
Forte comme le tonnerre
quand elle était en colère.
Il me reste une photo
Et un petit mot
Ou il n'y a rien d'écrit.
Dessus, elle a mis
L'empreinte de ses lèvres.
Rien à ma dire
pour ne pas me mentir.
Ces mots sont pour toi,
Lizbeth loin de moi.
Pour te dire qu'au fond de moi,
Je ne t'oublie pas.
ALORS, JE PARS.
Puisque l’on ne peut pas
Et comme l’on n’en a pas le droit.
Comme tu es ma complice,
Tout autant que mon supplice.
Puisque notre amour
Ne verra jamais le jour
Et que mon cœur
Ne résistera pas pendant des heures,
Alors, je pars.
Garde moi cette chance
Que nous avions dans l’enfance
Ou ta main et la mienne
Se tenaient sans un je t’aime.
Avant que mon cœur
Soit frappé par cette douleur
De cet amour impossible
Que la vie rendait imprévisible.
Alors, je pars.
Je t’aurai parlé
De ce dieu qui t’as tant aimé.
Qui est devenu goutte d’eau
Juste pour frôler ta peau,
Et qui à jamais
Dans le vent c’est évaporé.
Il en fait un parfum
Que ta peau porte si bien.
Je sais que jamais,
Je ne devais avoir ces pensées.
Ses pensées qui me font peur
toi qui a déjà donné ton cœur.
Mais, je t’ai vu nue
Dans cette lumière ingénue.
Douleur de mon âme,
Gravure de toi qui s’enflamme.
Tous ses mots qui apparaissent ;
tous ses gestes qui me transpercent .
Vouloir rejeter l’idée
Qui venait des que tu apparaissais,
Car tu es si belle
Que tu en es presque irréelle.
Mais on ne se bat pas
Contre ce que l’on ne comprend pas.
C’est dur de le dire,
Tout autant que de partir.
Surtout ne pas tuer
Toute notre complicité,
Et ces images qui m’effleurent
Sont d’une beauté qui me fait peur.
Je veux éloigner mes mains
De ta peau satin.
Cette nuit d’été,
Je la bannis à jamais.
Elle a fait de moi l’esclave
D’un amour, d’une flamme.
Et même si elle s’apaise,
Il reste toujours une braise
Qui pourrait devenir un grand feu
Et nous tuerai tout les deux.
si tu ne comprends pas
Pourquoi je m’en vais comme ça.
Peut-être qu’un jour,
Je t’expliquerai mon parcours.
Le dessin de tes yeux
Est-ce que j’ai de plus précieux.
Mais l’amour me fait partir
Pour ne pas prendre ton sourire.
Alors, je pars !
Patrice ADAM
IL Y A TANT
Il y a tant d’espoir
Que l’on voudrait croire.
Il y a tant d’amour
Qui éclair le jour.
Il y a tant de pleurs
Qui sèchent les fleurs.
Il y a tant de rêves
Qui un jour s’achèvent.
Il y a tant de chaleur
Qui remplissent nos cœurs.
Il y a tant de miroirs
Qui sont sans histoire.
Il y a tant d’enfance
De soleil qui danse.
Il y a tant de batailles
Pour si peu de médailles.
Il y a dans le ciel
Sans étoiles qui veillent.
Il y a tant à apprendre
D’une main qui tremble.
Il y a tant de parfums
Qui bercent nos chemins.
Il y a tant de doutes
Qui freinent nos routes.
Il y tant de force
Dans le regard d’un gosse.
Il y a tant de mots
Qui percent la peau.
Il y tant de musique
Et d’instant magique.
Il y a tant de regards
D’un amour avare.
Il y tant d’espoir
Auquel on veut croire.
J’ai appris vaincre tant de doute.
J’ai appris à lire les mots flous.
J’ai appris contre et malgré tout.
J’ai appris à y croire jusqu’au bout.
Patrice ADAM
Le silence
le silence d'une maison sans enfance
sans sursaut, sans rire éclatant.
le silence d'un téléphone qui attend
le message ou l'appelle d'une existence.
le silence d'une pierre sans vie,
a qui on parle espérant être entendu d'elle ou lui
le silence après un mot qui blesse ou détruit,
ce silence plus douloureux et qui poursuit.
Le silence d'une larme qui coule
et fait partie de la vie et ses danses.
Le silence que l'on veut
pour se protéger un peu.
le silence d'une absence
et qui souffle notre errance.
Le silence d'un moment de douceur,
dont les mots seraient une erreur.
Le silence d'une prière
espérant du mieux sur cette terre.
le silence de toutes évidences
fait bien plus de bruit qu'on ne pense.
Patrice ADAM
MON AMOUR
Je t'écris cette lettre,
Du bord de ma fenêtre.
je l'ai entre-ouverte
Pour que tu y pénètres.
Sur cet immense plafond
Ou les étoile se fondent,
Mes yeux dessinent ton corps
Avec un filet d'or.
Je dépose dedans
De la poussière de diamant,
Pour qu'elle brille comme une flamme,
A l'intérieur de mon âme,
Où déjà ton parfum
Y a tissé des liens
Qui dirige mes mains
Vers un autre dessin.
Je peints une aquarelle
De ta beauté naturelle.
Je me sers de mes pleurs
Pour que s'ouvrent des fleurs .
Je traverserai l'immensité
Au risque de mourir épuisé,
Simplement pour t'aimer.
Si tu me donnes ton cœur,
Tu seras mes battements du bonheur,
L’envie de toute ma vie,
Mon soleil après la pluie.
Je rêve a ton corps qui prend vie.
A nos mains qui se lient.
Laisses moi rêver encore,
A ton parfum, à la chaleur de ton corps.
J'aimerai veiller sur son sommeil
faire que rien ne s'y oppose.
J'aimerai pendant que je veille
que ses rèves soient couverts de roses.
j'aimerai être son ange du ciel
celui qui parle à l'éternel,
qui lui dit comme elle est belle.
lui dire comme je l'aime.
j'aimerai pour elle
j'aimerai lui faire découvrir le ciel
ces étoiles qui parlent d'elle
l'emmener jusqu'à son étoile
qui pour elle ne s'éteindra pas.
j'aimerai savoir quand elle a froid
pour la rechauffer comme un soleil.
j'aimerai combattre ces rois
qui voudraient faire d'elle leur belle.
j'aimerai être là au petit jour
voir toute cette lumière qui l'entoure
bercer ces secondes avec amour.
tout ce qui ternis ces jours,
le chasser pour toujours.
j'aimerai pour elle
J'aimerai mourir pour elle
si sa vie devenait frêle.
lui montrer cet arc en ciel
et au pied le trésor c'est elle.
j'aimerai un jour l'habiller
d'une robe faite en plumes d'anges.
lui dire que pour moi sa beauté
est une perle unique et tendre.
j'aimerai calmer ses colères
contre la vie et ses guerres.
j'aimerai que sa vie soit belle
j'aimerai pour elle
J'aimerai parler au silence
qu'il dépose un voile apaisant.
j'aimerai bercer toute sa vie
de magie pour retirer les nuages gris
j'aimerai tellement pour elle
J'aimerai veiller sur elle
pour que rien ne l'atteigne.
J'aimerai pour elle
Patrice ADAM
L'ATTENTE
Celle qui nous silence.
Celle qui nous fait vivre doucement
Dans un coin sombre de l’existence.
Celle ou notre esprit est en absence,
Parti dans la pénombre de ses méandres.
Celle qui nous fait souffrance.
Celle d’une absence.
Celle ou notre corps avance
Mais se tiraille dans nos ventres.
Celle de l’espérance
Avec comme révérence
La joie ou la tristesse en délivrance.
Celle d’un geste simple et tendre
Celle d’une voix, juste l’entendre.
Celle qui ne tient qu’à un filament.
Celle qui n’a pas le temps.
Celle vécu jour après jour.
L’attente du mot qui change tout.
D’un regard pour aller au bout.
D’un souffle qui chasse tout.
L’attente
C’est le temps, qui lui avance.
C’est les aiguilles, qui elles dansent.
C’est une minute, un temps immense.
L’attente.
Patrice Adam
LAISSE,LAISSE
Laisse, laisse le sommeil.
Laisse, je suis là et je veille.
Laisse toi blottir dans mes bras.
Chasser toutes ces craintes en toi.
Laisse l’aurore venir,
Laisse le ciel grandir,
Laisse-moi gouter ce temps,
A chaque instant.
Laisse, laisse mon amour.
Laisse venir le petit jour.
Laisse les rayons du soleil
Venir pendant que je veille.
Laisse la lune te donner
L’amour de mes quelques baisers.
Laisse passer le silence
Du temps des anges.
Laisse, laisse mon cœur.
Laisse se reposer les fleurs.
Laisse-toi tendrement
Bercé par mon souffle lent.
Laisse-moi te retenir,
Rassurer ton âme craintive.
Laisse-moi pendant ce temps,
Etre ton ange.
Laisse, laisse le sommeil.
Laisse, je suis là et je veille
Patrice ADAM
DES SOUVENIRS
Des souvenirs qui font que les secondes
Sont un peu plus longues.
Des souvenirs qui font que nos visages plongent
Et parfois "se sombrent"
Pourtant,
Pourtant les images sont magiques.
Elles ne souffrent pas d'ombres.
Elles sont parfois intimistes.
C'est de celles qui illustrent
Nos instants de solitude.
Des souvenirs qui replongent en enfance
Et ses insouciances.
Des souvenirs qui rapprochent de l'amour
Ou qui s'en détournent.
Pourtant,
Pourtant dans notre cœur se dépose
De la poussière d'ange.
Elle y brille et se repose
Un matelas qui rassure
dans les moments les plus dures.
Des souvenirs, et l'on regarde le ciel
Qui nous prend sous son aile.
Des souvenirs qui nous laisse attachés
A un acte manqué.
Pourtant,
Pourtant je sais que les âmes,
Qu'elles soient parties ou présentes,
Se lient d'un fil incassable
Et attendent en solitude,
Un retour sortant de la brume.
Il vous manque une âme vive
Et votre cœur qui se dérive.
Il vous manque une âme vive,
un ami, une amie.
Moi je sais que ces âmes vives,
Sont des liens qui nous font vivre.
Il vous manque une âme vive,
Sa chaleur auprès de vos pas.
Patrice ADAM